Région

Ce qu’il faut savoir sur Cheyres et les environs

Cheyres

Cheyres est une commune Suisse du canton de Fribourg, située dans le district de la Broye. 

Géographie

Cheyres se trouve sur 454 m ue. M. et 6 km au sud-ouest de la ville Estavayer-le-lac (ligne aérienne) sur la rive sud du lac de Neuchâtel.
Port de CheyresL'ancien village s'applique à une terrasse de terrain sur la rive sud du lac de Neuchâtel, au pied des hauteurs de molasse limitrophes, dans le pays fribourgeois du nord-ouest.
La surface 5.2 km² du secteur communal couvre une section de la rive du sud de lac de Neuchâtel (environ 3 km ligne de bord). Dans le secteur de Cheyres le lac possède d’une rive plat, 500 m large qui est en exception du terrain au-dessous du village couvert par la végétation de carter de vidange. Ces zones font partie de la réserve naturelle "La Grande Cariçaie".

Population

Avec ses 844 habitants (fin 2005), Cheyres fait partie des plus petites municipalités du canton Fribourg.
vendangeDes habitants, 86.8% sont francophone, 9.6% germanophones et 1.5% parlent le portugais (état 2000). La population de Cheyres s'est élevée en 1850 à 381 habitants et en 1900 à 403 habitants. Au cours de 20. Siècle la population a oscillé toujours entre 350 et 420 habitants. Ce n'est que depuis 1980 (380 habitants) que une croissance démographique rapide a été enregistré et le nombre d'habitants a doublé dans un délai de 20 ans.

Économie

Cheyres était jusqu’ à la deuxième moitié du 20. Siècle un village marqué surtout par l'agriculture.
Plage de CheyresVillage vigneron vers 1850, Cheyres est au XXe s. orienté aussi vers les cultures céréalières, la production fruitière (cerises) et l'élevage. Distillerie artisanale Michel existe dès 1894.
A partir de 1965, Cheyres s'est ouvert au tourisme. Cette zone s'étale sur les bords du lac de Neuchâtel, depuis le secteur de "Crevel" du côté d'Yvonand et le secteur du "Moulin" du côté d'Estavayer-le-Lac. Cheyres se situe au milieu d'une nature heureusement préservée où le promeneur y découvrira tour à tour, la "Grande Cariçaie", la réserve naturelle ou la forêt qui conduit aux Granges de Cheyres. L'équipement touristique se complète par une infrastructure sportive comprenant, une salle polyvalente, un terrain de football, des courts de tennis et des pistes de pétanque.

Histoire

Cheyres possède d’une très longue tradition d'agglomération.
Cheyres DorfStations lacustres du Néolithique (Cortaillod) et de l'âge du Bronze. Une mosaïque romaine représentant Orphée, découverte en 1778, fut détruite peu après. La petite seigneurie, comprenant Cheyres, Bollion et Seiry, issue d'un démembrement de celle de Font-La Molière, est mentionnée en 1441; elle appartenait alors à Georges de La Molière. En 1536, ses descendants prêtèrent hommage à Fribourg, qui rattacha la seigneurie au bailliage d'Estavayer. Elle passa par alliance à la branche lausannoise des Praroman en 1560. Achetée par le gouvernement de Fribourg en 1704, bailliage de cette date à 1798, elle continua à suivre le droit du plaid général de Lausanne. Cheyres fit partie du district d'Estavayer de 1798 à 1848. Le château, rebâti de 1773 à 1774, résidence du bailli, servit de cure de 1848 à 1862. Cheyres se détacha de la paroisse d'Yvonand à la Réforme et forma dès lors une paroisse. Mention d'une chapelle en 1445. Ligne ferroviaire Fribourg-Yverdon et gare (1877).

Curiosités

L'église Saint-Nicolas ... L'église Saint-Nicolas a eté consacrée en 1484, reconstruite de 1749 à 1752, abritait depuis la Réforme une statue ouvrante de Notre-Dame des Grâces (XIVe s., avant la Réforme à Yvonand), volée en 1978.
La chapelle de Notre-Dame ... L'oratoire de Notre-Dame de Bonne-Fontaine est lieu de pèlerinage attesté dès 1636.
Le château de Cheyres ... Vassale des sires d'Estavayer-Chenaux, l a châtellenie de Cheyres prête hommage à Fribourg après la conquête du pays de Vaud mais reste indépendante jusqu'au début du XVIIIe siècle. Le 14 mai 1704, Anne-Judith de Praroman et son époux Abraham Ancel vendent cette petite seigneurie composée des communes actuelles de Cheyres, Bollion et Seiry à I'Etat de Fribourg. Au lieu de la rattacher aux baillages d'Estavayer ou de Font-La Molière, le nouveau souverain décide de la constituer en baillage. L'installation du premier bailli est précédée de travaux de réparations et d'aménagements au château dont on ne sait rien, à sa chapelle, à la grange de dîme, au moulin, au pigeonnier et au grenier qui lui sont associés. Vu le mauvais état de la résidence baillivale, on décide cependant de la démolir en 1760 déjà et d'édifier une nouvelle demeure dans ce qui était alors le jardin des baillis. Le plan du nouvel édifice est adopté en automne 1772. Le gros oeuvre est réalisé l'année suivante et le chantier devait être terminé en 1774. Le maître maçon Johann Popleter, chargé de la construction, pourrait en avoir donné les plans, quatre ans avant qu'il ne fournisse ceux du château baillival de Vuippens. Cet entrepreneur aux compétences reconnues, originaire de Durenbyren près de Feldkirch, appartenait à un petit groupe de maîtres venus du Vorarlberg et qui se partagèrent les chantiers majeurs de l'architecture fribourgeoise de la seconde moitié du XVI]Je siècle. Habilement implanté sur la pente, avec sa façade principale représentative côté cour se développant sur trois niveaux et sa façade côté jardin réduite à deux étages, le château de Cheyres fut doté de caves imposantes qui rappellent la vocation viticole de la région. Distribué autour d'une cage d'escalier centrale, des pièces aux belles proportions reçurent un aménagement soigné et conservent toujours le plus bel ensemble de poêles en catelles fribourgeois, issus de l'atelier d'André Nuoffer le meilleur de la capitale.
A la chute de l'Ancien Régime, le petit baillage de Cheyres fut intégré au district de la Broye et perdit son bailli. En mars 1800, le château bâti à neuf et à la moderne, avec un grenier, des caves, pressoir, grange, deux écuries, remise, four, assots, deux cours et un jardin potager fut mis en vente comme bien national et vendu. De 1818 - 1960, il sera propriété de la paroisse de Cheyres et servira de cure, avant de redevenir une propriété privée.
Un port ultra moderne ... Le 8 avril 2006, les villages de Cheyres et de Châbles inaugurent le nouveau port intercommunal d'une capacité d'environs 390 places.
Ce port, situé au sud du lac de Neuchâtel a réussi à faire cohabiter en parfaite harmonie l'homme et la nature puisque la rive y est presque entièrement préservée.
La largeur entre les passerelles est impressionnante puisque ce sont environ 50 mètres qui les séparent. Chaque passerelle flottante est équipée en eau et en électricité. L'éclairage, par des LED de couleur bleu, des môles et des passerelles sera limité aux passages et non visible depuis le lac. D'autre part, 20 places visiteurs sont prévues.
De par sa situation, ce port est parfait pour la pratique de la voile (68% de bateau à voile). Jouissant d'une météo agréable, souvent balayé par la bise et les régimes d'ouest, agrémenté du Joran garant d'une pratique journalière de voile sportive, cette région réunit les conditions idéales pour de longues et divertissantes navigations. La région des Trois Lacs permet de partir à la découverte de charmants villages entourés de vignobles et d'endroits pittoresques. De plus, grâce aux canaux qui relient les trois lacs, vous disposez des voies navigables qui figurent parmi les plus longues de Suisse.
Une plage de 3'000 m2 a été aménagée l'été 2007. Après une bande de 20m de large de sable fin, c'est du gazon qui recouvrira le restant de cet endroit de détente.
De plus amples informations

Autres localités

Il y a beaucoup à visiter dans la région. Voilà quelques exemples...

Estavayer-le-lac

Des portes cochères et des maisons peintes bordent les rues étroites de la Cité à la Rose. Le château de Chenaux et la Collégiale Saint-Laurent (14e siècle) dominent la ville de leurs arcades brisées, dans le pur style gothique. Le Musée des Grenouilles propose une collection unique au monde de 108 grenouilles naturalisées évoquant des scènes de la vie courante au siècle passé.
EstavayerLa légende prétend qu'Estavayer a été fondée par un chef germain du nom de "Stavius" en 512. Il en est toutefois dilfféremment de la réalité.
Bien que les fouilles archéologiques soient très peu nombreuses, il peut être établi que le territoir de la commune a connu l'occupation humaine en tout cas dès le mésolithyque (8000-5500 avant J.-C.). L'occupation des rives est dense durant le néolithyque et à la fin de l'âge de bronze. Durant les autres périodes, le niveau du lac a repoussé l'implantation des habitats sur les hauteurs. Les sondages de l'autoroute A1 révèlent de nombreuses traces d'occupation protohistorique.
On ne connaît pas les origines des sires d'Estavayer dont les premières mentions écrites remontent à la première moitié du 12e siècle. Ils constituent le lignage dominant dans la région, sont proches des comtes de Neuchâtel et occupent des fonctions importantes dans l'église de Lausanne. S'ils sont d'abord des alliés des évêques de Lausanne, ils se rapprocheront rapidement de la nouvelle force dominante en pays de Vaud : les comtes de Savoie. Ils seront leurs vassaux dès 1251. C'est à cette époque que se forme une identité communale jouissant d'une certaine autonomie : un marché existe avant 1241 et une bourgeoisie, supposant l'ébauche d'une organisation communale, est en place en 1291.
Les Estavayer sont assurément à l'origine du "castrum", soit la forteresse la plus ancienne apparue sur le site accompagnée d'un bourg. Ce château se situait sur l'esplanade de la Motte-Chatel avec une grande tour en son point le plus élevé. Au nord, un fossé naturel, qui correspond actuellement aux escaliers des Egralets, isolait la Motte-Chatel de la place de Moudon où se trouvait ce bourg dépendant du château.
Cet ensemble fortifié était séparé par une porte du bourg proprement dit, cité pour la première fois en 1241. A la fin du 12e siècle, des faubourgs apparaissent. Celui du nord est ponctué par l'imposant château de la Bâtiaz, construit dès 1285; celui de l'est sur la route de Payerne, d'un habitat moins cossu ("les Chavannes" soit les cabanes), est ponctué par le couvent des dominicaines et d'un troisième château apparu vers 1310.
Dans aucun dictionnaire vous ne trouverez le terme "Egralets", à Estavayer tout le monde sait que c'est un escalier qui relie la ville basse à la ville haute, 80 m de dénivellation. Cet escalier interminable - véritable ascenseur - fait le bonheur des écoliers en retard et des ménagères pressées, comme celui.
Qui s’arrête à Estavayer-le-Lac ne saurait quitter la ville sans un passage au Musée des grenouilles, sis au numéro 13 de la rue du Musée. Sa présence dans les murs de la cité à la rose a eu pour conséquence de faire de ces batraciens le symbole officieux d’Estavayer. A l’intérieur, une collection de plus de 100 grenouilles naturalisées (jouant aux cartes, chez le barbier, à l’école)… Mais également des armes et des objets historiques en lien avec la ville, ou encore des lanternes des CFF.
Sur la place Nova-Friburgo, au bord du lac de Neuchâtel, trône un monument original de l’artiste fribourgeois Louis Angéloz. Cette œuvre commémorative en laiton a été érigée le 20 juin 1981, en pleines festivités du 500e anniversaire de l’entrée du canton de Fribourg dans la Confédération. Ce jour-là, 300 Brésiliens en provenance de Nova Friburgo ont débarqué dans le port d’Estavayer-le-Lac pour une fête des retrouvailles. Ils étaient en effet quelques-uns des descendants des 2000 Fribourgeois ayant embarqué sur des voiliers le 4 juillet 1819, à Estavayer, pour fonder le Nouveau Fribourg, en Amérique du Sud. Depuis, à intervalles réguliers, d’autres délégations de descendants rencontrent des Fribourgeois devant la sculpture.
Château de ChenauxLe château de Chenaux, fruit lui aussi d'un partage successoral, a vu le jour vers la fin du XIIIe siècle et trahit le style de Pierre II de Savoie: un quadrilatère formé de constructions fortes, cerné de douves et en partie de murs d'enceinte, marqué par un imposant donjon circulaire dans l'un de ses angles et par trois tours en encorbellement plus petites, rondes elles aussi, flanquant les bâtiments des trois autres angles. Si, à Bulle, ce type de construction s'est conservé à l'état pur, à Estavayer, il a été modifié au cours des siècles. Le gros donjon, qui s'élève sur 33,5 mètres et dont les murs atteignent une épaisseur de trois mètres, est encore debout, tandis que deux tourelles ont disparu; il n'est resté que celle dressee à l'est, le «Pigeonnier».
Il est fort possible que la position de ce nouveau château, éloigné du ruisseau et des fossés qui entouraient la ville, ait exigé la construction de fortifications supplémentaires. Vers 1400 environ, l'espace qui le séparait du bourg fut lui aussi ceint d'un mur et au cours du XVe siècle, le château fut de plus renforcé par un remarquable ouvrage avancé. Après avoir fait l'acquisition de la forteresse, les comtes savoyards firent construire en 1432 une imposante barbacane près du gros donjon et, en 1450, côté ville, une haute tour porte de plan carré.
La maison savoyarde avait à cette époque atteint le faîte de sa puissance. Elevés en 1416 au rang de ducs, ses membres fournirent en la personne d'Amédée VIII un pape à l'Eglise, Félix V. C'est en 1439, à la suite du concile de Bâle, qu'il accéda au trône pontifical. Ayant fait cause commune avec le duc de Bourgogne, la maison savoyarde, et en particulier le Pays de Vaud qui lui était soumis, se trouva prise en 1475/76 dans le conflit qui opposait Charles le Téméraire aux Confédérés. Ceux-ci avancèrent jusqu'au lac Léman et tous ceux qui tentèrent de s'opposer à leur armée furent impitoyablement anéantis. Le comte Jacques de Romont ayant refusé de se rendre, la ville d'Estavayer fut prise d'assaut au mois d'octobre 1475. Sa garnison, aux ordres de Claude d'Estavayer, fut victime d'un horrible massacre. La ville, elle, fut pillée et les châteaux incendiés. Longtemps encore, Berne et Fribourg, qui avaient ordonné ce crime monstrueux - un acte vraiment maladroit - en souffrirent moralement, même après être sortis vainqueurs des batailles de Grandson et de Morat.
La Savoie avait revendu en 1454 la seigneurie d'Estavayer à ses ministériaux, les barons d'Estavayer En raison de difficultés financières, ceux-ci durent toutefois emprunter de l'argent à l'hôpital de Fribourg et donner en gage leur château de Chenaux. C'est pourquoi, après les guerres de Bourgogne, Fribourg se considéra comme propriétaire d'au moins une partie de la seigneurie. Le château de Chenaux, le seul à avoir été reconstruit, et les terres qui en dépendaient continuèrent à former une enclave fribourgeoise en territoire savoyard, même après la conclusion du traité de paix en 1478. En 1536, lors de la conquête du Pays de Vaud par les Bernois, le châtelain de Chenaux engagea les bourgeois à se placer sous la protection de Fribourg. Plus tard, le château servit de siège aux baillis fribourgeois, puis à la préfecture du district de la Broye.
C'est aux travaux de reconstruction entrepris après 1476 que Chenaux doit en grande partie son profil actuel. Les tours portes et les ouvrages avancés furent adaptés aux nouvelles techniques de fortifcation, pourvus de diverses annexes et équipés de mâchicoulis. On remplaca le pont levis par une construction fixe en bois et en briques. La brique, employee au XVe siècle pour l'édification d'autres châteaux du Plateau occidental (Vufflens, Saint Maire de Lausanne), servit également de matériel de construction à Estavayer, notamment pour les deux tours rondes indépendantes qui se dressent de chaque côté du front nord de Chenaux. Erigées en 1503 seulement par l'architecte Marmet Bonvespréz, elles marquent les extrémités d'un ouvrage qui, dans un esprit nouveau, reflète remarquablement le modèle de Pierre II. Au cours des ans, il a fallu rénover divers bâtiments du château: au XVe siècle, l'aile ouest, dont on remarquera, côté cour, les fenêtres gothique tardif, au XVIIe siècle, la large aile nord. Au midi, l'enceinte ne fut plus reconstruite, ce qui permit de mieux aérer et éclairer ce côté de la cour.
Le portLes rives d'Estavayer correspondent tout à fait à leur réputation de Riviera ensoleillée et de paradis du wakeboard. Glisser sur le lac de Neuchâtel sur l'unique téléski nautique de Suisse et jouer avec les vagues et le vent, voilà un plaisir à ne pas manquer. Romands et alémaniques s'enthousiasment pour la même passion et là, avec la griserie de la glisse et de l'eau, le Röstigraben n'a plus lieu d'être.

Yverdon-les-Bains

Yverdon-les-Bains, ville d’art et d’histoire située à l’extrémité sud du lac de Neuchâtel, possède un riche patrimoine: le Musée d’Yverdon-les-Bains et sa région, le Centre Pestalozzi, le Musée suisse de la Mode, la Maison d’Ailleurs, la Galerie de l’Hôtel de Ville, le Centre nature de Champ-Pittet, etc. La ville d’Yverdon-les-Bains est également la cité thermale du Pays des Trois-Lacs. Son centre thermal et ses nouveaux espaces beauté, détente, forme et santé vous y accueilleront tout au long de l’année.
YverdonDans l'état actuel des connaissances archéologiques, il apparaît que les hauteurs avoisinant Yverdon ont été régulièrement habitées dès avant le néolithique, environ 5000 ans avant Jésus-Christ.
Il semble bien que les premiers habitants stables d'EBURODUNUM (nom celte et romain d'Yverdon) aient été les Helvètes, peuple celtique, au second siècle avant Jésus-Christ.
Dès la fin du siècle suivant, sitôt le pays occupé, les Romains ont reconnu l'importance commerciale et stratégique de ce carrefour. C'est ainsi que l'Yverdon romain du Bas-Empire, avec son puissant Castrum (le second de Suisse par ordre d'importance), a été la base d'une flotte de barques assurant les liaisons logistiques avec les garnisons défendant, sur le Rhin, la frontière nord-est de l'Empire. Le "Vicus" romain d'Eburodunum était, de ce fait, un centre urbain bien développé et prospère. L'existence dès cette époque d'un établissement thermal utilisant la source sulfureuse d'Yverdon a été démontée par des fouilles. Il est probable que même avant les Romains, les Helvètes connaissaient et utilisaient déjà ces eaux salutaires.
Le rivage du lac s'étant un peu retiré vers le nord-est de la ville ancienne, à l'intérieur des murs du castrum romain, n'occupait plus une position assez favorable: elle était séparée de son port et des nouvelles voies de circulation qui passaient au bord du lac. Pierre de Savoie, dans sa politique d'occupation progressive du Pays de Vaud, a su saisir l'occasion de contrôler les droits de passage, de port et surtout de pêche pour attirer une importante population et fonder ainsi une "ville neuve" fermée de murailles et défendue par un château. Les travaux ont commencé en 1259.
Le gros-oeuvre du Château, à savoir ses quatre tours et les imposantes murailles qui les relient, à été édifié en quelques années. Sa conception, fort originale par son aspect géométrique simple et adapté à un site de plaine, est l'oeuvre d'un jeune maître maçon et architecte, Jacques de Saint-Georges, qui travaille avec son père, le maître Jean. Résidence des représentants de la maison de Savoie jusqu'en 1536 (les châtelains), puis ceux de l'Etat de Berne (les baillis) jusqu'en 1798, le Château est devenu propriété du Département du Léman, instauré par le régime éphémère de la "République helvétique" introduit par Bonaparte (1798-1803). Dès 1838, le Château a accueilli les écoles publiques. Mais déjà la fin des années 1950, les salles d'école du Château ont été jugées désuètes. On a souhaité également renouer avec les origines médiévales de la forteresse. Dès lors, les écoles ont commencé à quitter ces lieux, évacuation qui s'est achevée en 1974. Progressivement, le Château est devenu un lieu culturel polyvalent, abritant, avec son musée régional, un théâtre de poche et diverses salles de conférence. Associé à la Bibliothèque publique, le Musée du Château d'Yverdon y avait trouvé sa place en 1830 déjà.
Pendant deux siècles, jusqu'aux guerres de Bourgogne, la période savoyarde semble avoir été bénéfique pour les bourgeois d'Yverdon, auxquels la dynastie de Savoie avait accordé bon nombre de libertés et franchises. Ensuite, à la paix savoyarde et aux difficiles années ultérieures (dès 1475), a succédé, pour près de trois siècles, une autre paix, celle des conquérants bernois. Elle aussi a produit la prospérité économique. Si les XVIème et XVIIème siècles sont encore assez mal connus, le XVIIIème siècle a été mieux étudié: dans le domaine de la culture surtout, mais dans celui des affaires aussi, il apparaît comme l'une des périodes les plus fastes de l'histoire yverdonnoise.
BainsLes bains d'Yverdon ont fonctionné en tous cas depuis l'époque romaine, et ont probablement existé déjà auparavant, du temps des Helvètes (leurs structures étaient alors vraisemblablement en bois), en tant que source sacrée. Dans le courant du moyen-âge, plusieurs documents citent les Bains et permettent de constater qu'il y existe certains bâtiments utilitaires dès 1429. En 1728, la Ville a décidé de faire construire de nouveaux Bains, dont la réputation s'est étendue très rapidement. Pour les Bains comme pour Yverdon, le XVIIIème siècle a été celui de l'essor et de l'éclat. Puis est venue une décadence : à l'époque de la Révolution, les Bains ont perdu leur vogue, au point qu'en 1800 et 1801, l'établissement périclitant n'a plus guère été qu'un lieu de réunions, le siège d'un cercle politique; faute d'entretien, ses bâtiments se sont dégradés.
C'est en 1827 que la Municipalité, sous l'impulsion d'un savant espagnol, M. Gimbernat, a décidé de reconstruire à neuf l'établissement, et de réparer son hôtel. Puis en 1850, l'autorité communale a vendu les Bains à un particulier. En 1868, ils ont passé aux mains d'une société qui a peu transformé l'Hôtel des Bains. En 1878, ils sont devenus la propriété de M. Gustave Emery, qui a fortement modifié les installations balnéaires; c'est alors qu'on a édifié aussi "La Rotonde" pour compléter l'équipement de l'Hôtel par des salons et une vaste salle à manger.
Les effets de la première Guerre Mondiale (1914-1918) ont été néfastes à l'établissement thermal, ralentissant sa fréquentation, mais il a pu conserver cependant une réputation suffisante jusqu'aux années trente. Ensuite, nouvelle décadence : vers 1960, les installations sont devenues trop vétustes; la conception même d'un thermalisme dépassé a conduit alors à la fermeture des Bains. En 1961, la Commune a racheté la propriété des Bains et celle du Château d'Entremonts, son voisin.
Après l'échec de deux tentatives de restauration complète, celle que l'on voit réalisée aujourd'hui a été projetée en 1974, commencée en 1976, et ayant abouti, les Bains ont été rouverts au public en 1977. Avec la recherche d'une nouvelle source thermale et sa découverte en 1982, un premier agrandissement de l'établissement a pu être réalisé: une piscine thermale extérieure a pu entrer en fonction dès la fin de 1983. Actuellement, ce sont près de 1200 personnes par jour qui franchissent le seuil du Centre Thermal. Une société distincte de celle du Centre Thermal a été créée en 1986, ayant pour tâche le renouveau de l'hôtellerie à Yverdon-les-Bains ; cette effort a abouti, en 1989, à la réouverture du Grand Hôtel des Bains, fleuron de l'offre touristique yverdonnoise.

Payerne

Construite autour de la villa du romain Publius Gracius Paternus, Payerne abrite un joyau architectural: son abbatiale, la plus grande église de Suisse, qui fut édifiée à partir de l’an 1000.
PayerneLes origines de Payerne remontent fort loin puisque c'est au temps des Romains que Publius Gracius Paternus construit au IIIème siècle une villa autour de laquelle se forme rapidement un village, premier embryon de la cité de Payerne.
Les siècles suivants voient tour à tour s'ériger une chapelle puis un couvent clunisien au Xème siècle dont l'Abbatiale demeure aujourd'hui le splendide témoin. Se développant au fil du temps, Payerne prend garde de préserver fièrement son indépendance en signant des traités de combourgeoisie avec ses voisins de Fribourg, Neuchâtel et Morat.
Ce n'est qu'au début du XVIème siècle qu'elle doit abandonner une partie de celle-ci lors de la conquête bernoise. La proximité géographique de Berne lui vaut probablement de passer ces quelques 250 ans d'occupation dans un climat relativement serein avant d'être attribuée définitivement en 1802 au canton de Vaud.
Après une première moitié de siècle politiquement agitée Payerne se découvre une vocation économique avec la construction des lignes de chemin de fer Palézieux-Lyss et Yverdon-Fribourg qui vont contribuer à l'essor économique des décennies suivantes.
L'abbatiale, plus grande église romane de Suisse, fut édifiée à partir de l'an 1000 selon un schéma typiquement clunisien. L'harmonie fonctionnelle et symbolique des espaces (avant-nef avec chapelle haute dédiée à Saint Michel, nef, transept, chœur et chapelles) est rythmée par le décor sculpté (chapiteaux, bandes lombardes, atlantes) et les peintures murales romanes (avant-nef) ou gothiques (chapelles).

Grandson

Grandson est une jolie cité médiévale avec son château, son église romane du XIe siècle, ses rues et ruelles jalonnées de vieilles façades. Le château du XIe siècle offre, outre sa splendide architecture, des salles d'exposition avec, entre autres, des maquettes de la bataille de Grandson. Au sous-sol se trouve un Musée de l'automobile, avec la Rolls Royce de Greta Garbo.
GrandsonDécouvrez l'église (le commentaire ne tient pas compte de la rénovatin complète qui s'est achevée en 2006), les fontaines, la Tour de Gex, la ruelle des Jardins, la ruelle Berfoillet - l'ancien quartier des pêcheurs, la très belle maison improprement appelée "Maison du Bailli" (rue Haute), la façade de l'ancien Hôtel de Ville, à l'ouest de l'église (rue Haute), et des façades de différentes époques à partir du 15ème siècle.
L'église Saint-Jean Baptiste est l'un des plus beaux édifices romans de la région. Alors que ses semblables subirent surtout l'influence bourguignonne, diffusée par l'ordre bénédictin de Cluny, l'église de Grandson constitue une rareté en s'assimilant au style roman auvergnat. Caractéristiques principales: nef à berceau longitudinal flanquée de bas-côtés très étroits, à demi-berceau, coupole à trompes sur tablettes à la croisée du transept ainsi que la qualité plastique de ses extraordinaires chapiteaux.
La tour de Gex marquait l'extrémité sud-ouest du rempart protégeant la ville. De là, un mur perpendiculaire à la rive se prolongeait en direction de la rue Basse, jusqu'à une tour-porte qui fermait la route d'Yverdon. L'emplacement de cette porte est toujours visible dans la rue Basse, marqué au sol par des pavés.
Grandson ne compte pas moins de douze fontaines. Vous découvrirez celles qui sont illustrées ci-dessous en parcourant les rues principales de la vieille ville, la rue Haute et la rue Basse. La plus ancienne, la fontaine octogonale , se dresse devant l'église et date de 1637. Une petite fontaine adossée au haut mur côté Jura, en bordure de la rue Basse, mérite qu'on écoute son histoire. Au-dessus d'un demi-bassin rond, une tête de bouc est sculptée dans une stèle. Il ne s'agit pas là d'un simple motif décoratif, mais d'une allusion à un fait authentique qui s'est déroulé sous la domination bernoise et que les autorités de Grandson ont tenu à ne pas laisser tomber dans l'oubli. A Grandson, comme dans toutes les localités viticoles, le maraudage dans les vignes était fréquent au temps des vendanges. Pour y mettre un frein, le Conseil décida de faire construire un "pilori", c'est-à-dire une cage en fer cylindrique pivotante, actionnée avec une manivelle. Ordre fut ensuite donné d'y mettre le maraudeur et de le virer jusqu'à étourdissement et reddition du corps du délit. Un jour, un bouc ou "bocan" fut surpris en train de divaguer dans les vignes. Et comme on n'admettait pas de faire une différence, on passa le dit "bocan" au tourniquet, exercice qu'il apprécia si peu qu'il en mourut ! Dès lors, les gens de Grandson furent désignés par le terme ironique de "vire-bocans".
Le menhir de Grandson, haut de 4 m., se dresse au bord de la route conduisant à Fiez. Un deuxième s'élève près de l'ancien Château de Bonvillars, à la même altitude de 495 m. Enfin, un groupe de 4 menhirs, dont 3 authentiques, sont érigés près de Corcelles-Concise. Les Menhirs sont les monuments commémoratifs, bornes ou tombeaux, selon les archéologues, leur origine remonte au néolithique (3000 à 2000 av. J.C.). Ils se rattachent au culte de la pierre ou litholâtrie.
Forteresse médiévale (XIe - XIVe), monument historique d'importance nationale, le Château de Grandson offre au public ses expositions permanentes: armes et armures anciennes, pièces d'artillerie et maquettes de batailles, musée régional et lacustre, de même que son musée des automobiles (Oldtimer) avec la célèbre Rolls Royce blanche de Greta Garbo et la voiture de Sir Winston Churchill. A visiter: Salle des Guerres de Bourgogne, Salle des Chevaliers avec stalles Renaissance, Salle des banquets, oubliettes, chambre de torture et chambre Renaissance.

Avenches

Site romain incomparable, cité médiévale précieuse et ville moderne animée! Voilà Avenches qui redevient Aventicum et retrouve la splendeur de son passé grâce à son festival d’opéra qui se déroule chaque été dans le cadre unique des arènes romaines. Mais Avenches c’est aussi un festival rock, une parade musicale, ainsi que le centre équestre national qui est unique en Europe.
AvenchesSi Avenches s’est fait connaître par Aventicum, capitale de l’Helvétie romaine, forte d’une histoire faite de grandeur et d’édifices prestigieux, la vieille ville, établie sur la colline, au sud-ouest de la ville romaine, possède également un patrimoine très intéressant qui mérite une visite.
Le Château construit à la fin du XIIIe siècle par les Evêques de Lausanne, suzerains de la ville. Transformé et agrandi par leurs Excellences de Berne, il est depuis 1804 la propriété de la Commune. Son portail et sa façade richement décorée en font un témoin des plus représentatifs du style Renaissance en Suisse. L’édifice abrite en outre un petit musée qui retrace les débuts de l’aviation en Suisse avec les exploits de Ernest Failloubaz et René Grandjean. Au deuxième étage, vous trouverez la galerie du Château qui expose régulièrement des oeuvres fort intéressantes réalisées par des artistes de grande valeur.
Eglise réformée de Marie-Madeleine erigée à la fin du 11e siècle, à l’origine une chapelle. Transformée de 1709 à 1711, d’un intérêt architectural et historique évident.
Sur les hauts d’Avenches, au lieu-dit «Donatyre», l’église romane, érigée avec des moellons du mur d’enceinte romain, constitue un autre témoignage intéressant de cette époque.
Dans son aspect actuel, Hôtel de Ville résulte d’une reconstitution effectuée au milieu du 18e siècle par l’architecte bernois Nicolas Hebler. A noter les sculptures sur la façade qui présentent les portraits de Vespasien, empereur romain qui donna le statut de colonie à Aventicum, et de ses deux successeurs Titus et Domitien. Sous le fronton, au centre, entourée de deux guerriers au repos, une tête de Maure, emblème de la Ville, en souvenir très probablement d’une peuplade «Les Maures ou Sarrasins», partis d’Afrique du Nord, au 11e siècle, et qui ravagèrent notre contrée.
Durant votre balade, n’oubliez pas de flâner le long de la rue des Alpes, vous y découvrirez au numéro 3 une belle bâtisse d’origine gothique, un peu plus loin la place de Benneville avec sa tour de défense du même nom, et quelques escaliers plus bas, l’emplacement de l’ancienne synagogue d’Avenches puisque la ville comptait au 19e siècle une communauté juive importante. A voir également la Tour du Vully appelée aussi Tour des Voleurs, ainsi que le buste d’un célèbre bourgeois d’Avenches, le général Guisan, sis devant le bâtiment postal. Enfin dans la cour du château, le monument dédié à Ernest Failloubaz, titulaire du brevet de pilote no1 en Suisse et dont le musée sis au 1er étage de cet édifice lui est consacré.

AmphitheaterEn 58 av. J.-C., après leur tentative d'exode et leur défaite par l'armée de Jules César, près de Bibracte, les quatre tribus helvètes retournèrent sur le Plateau suisse. Nous ignorons la date de fondation exacte de la ville d'Aventicum. Mais après l'annexion par les Romains en 15 av. J.-C., de tous les territoires qui constituent la Suisse actuelle, Aventicum devint la capitale des Helvètes. La ville était située à un emplacement stratégique du réseau routier tout en ayant accès à la voie fluviale par un canal qui reliait la banlieue au port sur le lac de Morat. Sous l'empereur Vespasien, vers 71/72 ap. J.-C., la ville fut élevée au rang de colonie. La plupart des monuments encore visibles aujourd'hui, des bâtiments publics sans exception, furent construits après cette date. Aucune habitation, aucune installation artisanale n'est présentée au visiteur; la plupart se trouvent ensevelies sous les quartiers industriels et résidentiels modernes. Canalisations, aqueducs et routes restent enfouis. Le visiteur peut en revanche, se rendre à la porte de l'Est, monter sur la «Tornallaz», la seule des 70 tours de l'enceinte romaine qui ait subsisté et qui a été restaurée. On peut visiter également les thermes du forum, le théâtre, le sanctuaire du Cigognier, le temple de la Grange-des-Dîmes, l'amphithéâtre et les restes de la porte de l'Ouest. La visite de ces monuments est libre et commentée par un panneau d'information situé à proximité de chacun d'eux. Aventicum a atteint son apogée aux IIe et IIIe s. ap. J.-C.; cette ville de plus de 20'000 habitants est alors bien intégrée à l'Empire romain par ses relations commerciales et économiques, utilisant un bon réseau de communications. Vers 275/277, les envahisseurs Alamans réduisirent considérablement le niveau de vie de la ville, qui malgré une certaine continuité, ne parvint pas à se rétablir entièrement. Les vestiges et témoignages de l'Antiquité Tardive sont encore rares. Dans nos régions, l'époque romaine prend officiellement fin en 455 ap. J.-C. De nos jours, les nombreuses fouilles d'urgence font apparaître régulièrement, pour de courts moments, les structures de bâtiments publics ou privés, qui disparaissent bientôt sous les construction nouvelles. Du Moyen Âge aux Temps Modernes Aventicum n'est qu'une modeste bourgade, pourtant siège épiscopal jusqu'au VIe siècle, qui voit l'évêché transféré à Lausanne. Au VIIe siècle, la ville est également connue sous le nom de Wifflisburg, du nom d'un chef germain appelé Wibilo. Elle se développe sans doute jusqu'au XIe siècle: la population subsistant au pied de la colline est alors protégée par une tour forte établie sur les ruines de l'amphithéâtre (aujourd'hui le Musée romain). Le Moyen Âge a laissé des vestiges intéressants au château et à l'église Marie-Madeleine, qui remonte au prieuré fondé en 1134. En 1536, Avenches doit se soumettre à l'autorité de Berne. En 1798 Avenches fut attribuée au canton de Fribourg, mais en 1802 le district tout entier est rattaché au canton de Vaud.
Le musée romain est installé dans la tour érigée sur l'amphithéâtre romain au XIIe siècle et ayant appartenu à la fortification de la ville au Moyen Âge. Un choix de trouvailles très varié est présenté sur cinq étages. Au sous-sol, une partie de la façade originale de l'amphithéâtre est visible. Le rez-de-chaussée abrite des peintures murales, des mosaïques , un certain nombre d'inscriptions. Le thème de la mort est illustré par des documents variés. Les pratiques funéraires sont mises en évidence par des stèles et des offrandes retrouvées dans les tombes, dont celle d'une jeune fille chrétienne décédée au IVe siècle. Les plus belles pièces du décor sculpté des deux monuments funéraires , hauts de plus de 20 m, découverts à l'est de la ville antique au lieu-dit «En Chaplix», forment un nouveau point fort de la salle. L'exposition du deuxième étage est consacrée à la vie privée. La maquette d'une maison explique l'organisation de la vie familiale. Une chambre voûtée, décorée de peintures murales est partiellement restaurée et remontée sur place. Une cuisine romaine a été reconstituée grandeur nature, avec sa vaisselle et ses ustensiles originaux; elle explique les pratiques culinaires et les habitudes de table, et révèle que de nombreuses denrées alimentaires (huile, vin, dattes, etc.) étaient importées. Bijoux, ustensiles de toilette, fragments de meubles et d'instruments de musique illustrent divers aspects de la vie quotidienne. Un laraire, petit autel domestique réunissant plusieurs statuettes en bronze, présente les divinités vénérées dans une maison d'Aventicum. La salle du troisième étage abrite quelques éléments de mosaïques et deux vitrines illustrant la médecine et les jeux à l'époque romaine. Cette salle accueille régulièrement des expositions temporaires. L'exposition de la salle du premier étage est consacrée à l'histoire et à la romanisation d'Aventicum. Autour de la pièce phare du musée, la copie du buste en or de l'empereur Marc-Aurèle (original au Musée cantonal d'archéologie et d'histoire de Lausanne). On y découvre les premières attestations de la ville antique et comprend mieux de quelle manière ses habitants intégraient la culture et la civilisation romaines: l'utilisation de la langue latine, le système monétaire romain, les poids et mesures, la mensuration du temps, les différents cultes et la pratique de la musique – le Musée possède des éléments d'un des très rares orgues conservés. Le pouvoir impérial romain se manifeste par le fameux bas-relief représentant la louve allaitant les jumeaux Romulus et Remus, le portrait d'une princesse, les fragments de statues monumentales de la famille impériale, dont Agrippine Majeure, et par de nombreuses monnaies servant à la propagande.

Morat

Morat se situe au sud-ouest du lac de Morat, en face du Mont Vully, à 14km au nord de Fribourg. C'est le centre économique et culturel du nord du canton. La vieille ville historique est d'importance nationale. Elle fut le théâtre de la bataille de Morat .
MurtenLa petite ville de Morat est située sur les berges du lac de Morat et est devenue, grâce à ses remparts, son château et son histoire, une destination et un but d'excursion connus au-delà des frontières suisses.
Les remparts de Morat, avec leurs colossales tours, sont les seuls en Suisse dont on puisse en faire le tour. Ils sont les témoins du passé de la ville tout comme le château qui abrite les services administratifs de la ville. Les trois rues pittoresques au cœur de la vieille ville, les charmantes arcades ainsi que la magnifique ballade au bord de l'eau vous invitent à la détente et à l'errance romanesque, sur un superbe coucher de soleil sur le lac de Morat, le Vully et l'Arc jurassien.
L'histoire de la ville de Morat remonte à 1170 lorsque les ducs de Zähringen décidèrent de construire une cité afin d'assurer à leur région limitrophe une frontière supplémentaire. En 1218, après leur mort, Morat fut libérée et consolidée par des remparts. En 1255, Morat vécu sous protectorat de la maison de Savoie, puis sous le règne des Habsbourgs. En 1416, la plupart des maisons de Morat construites en bois furent entièrement détruites lors d'un gigantesque incendie et ce n'est qu'en 1476 qu'elles furent reconstruites, en pierres. C'est aussi en 1476 que les Confédérés infligèrent à Charles le Téméraire, une cinglante défaite qui entra dans l'histoire européenne.
La réforme, venue de Berne, entra dans la région de Morat en 1530. Les oppositions confessionnelles et politiques entre Fribourg et Berne créèrent des querelles répétées. La grande influence culturelle de Berne se fit sentir dans le recul de la langue française au profit de la langue allemande.
Durant la Révolution française, une nouvelle ère commença pour Morat. En 1798, les Français asservirent durement Fribourg. Morat fut alors abandonné par Berne qui laissa la ville aux Français. Différentes armées se succédèrent dans la ville. L'éducation et les écoles furent améliorées et la ville enrichie par des transformations et de nouvelles constructions.
Dans la première moitié du XXe siècle, désavantagée par la ligne de chemin de fer Lausanne-Fribourg-Berne, Morat ne réussit pas son développement économique, malgré un raccordement tardif par le train à Fribourg. Ce n'est qu'au lendemain de la deuxième guerre mondiale que son essor économique pris son envol. De nouveaux quartiers se construisirent, les commerces s'étendirent et quelques industries s'établirent. Un règlement strict et la protection du patrimoine firent que la vieille ville de Morat a pu préserver son patrimoine original.

La bataille de MoratQuatre mois après la déconfiture de Grandson, Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, s'en prend à Morat, dans un désir de vengeance. Il appelle des renforts venus d'Angleterre, d'Italie et de Bourgogne, constituant une armée d'environ 30'000 hommes stationnés dans les environs de Lausanne (à Ecublens pour être précis), tandis qu'à Morat, seuls 2'000 soldats bernois et fribourgeois forment la garnison.
L'armée de Charles le Téméraire lance l'assaut et réussit à ouvrir une brèche dans les remparts. Les soldats de Morat résistèrent et permirent ainsi aux Confédérés de réunir 25'000 hommes qui se rassemblèrent dans les environs de Cressier le 21 juin 1476.
Le 22 juin 1476, il pleuvait à verses et les bourguignons, retirés sous leurs tentes, pensaient qu'il n'y aurait pas de combats ce jour-là. A tort, car un contingent de 5'000 soldats, venant de Berne, Fribourg et Schwytz, donna l'assaut, sous la protection des canons et des couleuvrines qui déversèrent une pluie de projectiles sur les avant-postes bourguignons. Les schwytzois empruntèrent un passage dépourvu de sentinelles et prirent l'ennemi à revers et réussirent à mettre l'armée entière du duc de Bourgogne en déroute. Pris dans un étau, entre la garnison de Morat, les troupes confédérées et le lac de Morat, l'armée des Bourguignons est taillée en pièces, plus de 10'000 soldats meurent sur le champ de bataille et les fuyards sont harcelés sans pitié.
Après leur victoire, les Confédérés envoient des messagers, un rameau de tilleul à leur casque, annoncer la bonne nouvelle dans tout le pays. Le jeune guerrier envoyé à Fribourg afin d'annoncer la bonne nouvelle meurt après avoir déclaré la victoire des Confédérés. Le rameau du tilleul qu'il apportait fut planté sur le lieu même de sa mort et serait devenu le vénérable tilleul qui ombrageait la place de l'Hôtel de Ville de Fribourg, abattu en 2004 pour des raisons de sécurité.
C'est en 1933 qu'à eu lieu la première course à pied Morat-Fribourg en commémoration de la bataille de Morat, course qui emprunte le même parcours réalisé le 22 juin 1476.

VullyUn sentier didactique à travers le vignoble du Vully fribourgeois et vaudois vous permettra de comprendre les différentes étapes de "La terre au vin". Un parcours également prévu pour élargir les connaissances des enfants sur un des plus vieux métiers du monde : celui de vigneron.
Le sentier viticole a été créé en l'an 2000, afin d'offrir aux promeneurs et touristes curieux la possibilité de découvrir le travail de la vigne et au travers de cela la vie quotidienne des habitants de ce coin de pays. Le sentier viticole chemine à travers les vignes dans un cadre magnifique avec une vue imprenable sur les Alpes, la plaine de la Broye et le lac de Morat, avec les villes de Morat et d'Avenches en premier plan. Il forme une boucle de 3.8 km.
N’hésitez donc pas à venir parcourir le sentier viticole du Vully, vous ne serez pas déçus. Les vignerons et encaveurs sont prêts à vous accueillir pour une dégustation des vins du vignoble et des gâteux du Vully: spécialité locale salée ou sucrée.

Gastronomie

  • A 5 minutes à pied se trouve le res­taurant "La Lagune" situé au bord de l’eau. Vous pouvez tous les week-ends vous régaler d’un buffet asiatique à discrétion.
  • C’est au petit magasin du camping "chez Anny" que vous trouverez les meilleurs croissants et baguettes de la région.
  • Nous recomandons aussi les bons restaurants "La Gerbe d'or" et "Hôtel du port" à Estavayer.